15:35 I Axelle Hauck

Sonnenuntergang „Schopenhauer Wald“

»Une heure à regarder, veiller la ville ! Que voir ? Des gens, des animaux, la nature ? J’étais intriguée et n’étais pas sûre d’être capable de rester à observer. Veiller : est-ce donner ? ou est-ce prendre ? L’attention !? Rationnellement, c’est inutile. Je suis passive et ne peux agir ou interférer. Les arbres, les oiseaux, les passants, rien ni personne ne me voit. Ma présence est comparable à celle d’une fourmi – juste là ! Et pourtant cette heure d’immobilité à la fenêtre m’a apporté une certaine joie que je ressens en écrivant ces lignes. Satisfaction d’être tout simplement, d’exister ! Et aussi d’avoir participé à cette œuvre. Un petit rien mais aussi une heure complète de ma vie… une heure alors que comme les grains de sable du sablier, elle est précieuse car unique. Arrêtons ces divagations semi-philosophiques ! Qu’ai-je vu ? des oiseaux, un sac poubelle pendu dans un arbre qui irrite, des gens, des chiens… Les deux plus belles choses : les tourbillons de neige et le parfum de neige et de cheminée qui s’échappe de la fenêtre entrouverte. Après environ 45 minutes, j’ai ressenti l’envie profonde de toucher les choses que j’observais… le rôle d’observateur ne me suffisait plus. Envie étrange et inassouvie!

Une belle expérience«

06.01.2021 Axelle Hauck Aussicht